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Résilience c’est aussi en prison

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Résilience c’est aussi en prison

Des personnes détenues produisent des masques pour lutter contre la pandémie et contribuer à la mobilisation nationale.

Résilience : un projet impulsé par le ministère du Travail

Dans le cadre du projet « Résilience » lancé par le ministère du Travail, l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle a organisé la production de masques de protection. Depuis début avril des personnes détenues produisent des masques en tissu pour les soignants et le personnel du ministère de la justice, dans 10 prisons françaises : Arles, Moulins, Saint-Martin de Ré, Valence, Rennes, Châteauroux, Muret, Val-de-Reuil, Marseille et Perpignan.

« La participation du monde carcéral à la mobilisation nationale est une mesure exemplaire et un geste souhaité à la fois par les encadrants mais aussi par les détenus », affirme Albin Heuman, directeur de l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle, au sein du Ministère de la Justice.

Le savoir-faire du Service de l’emploi pénitentiaire

Cet élan de solidarité a pu se concrétiser grâce au savoir-faire du Service de l’emploi pénitentiaire, service historique de l’Agence du TIG et de l’insertion professionnelle, qui gère des ateliers de travail en détention dans 48 établissements pénitentiaires et sur différentes branches d’activité : textile, menuiserie, reprographie, façonnage…

Face à l’urgence de la situation, les responsables d’ateliers et leurs équipes ont su rapidement réaliser des prototypes, former des opérateurs et répondre aux exigences de qualité et de productivité.

150 personnes détenues volontaires

Cette opération a été possible également grâce à l’engagement de plus de 150 personnes détenues, toutes volontaires et rémunérées, en moyenne, 5.3 € par heure pour ce travail. « Si, nous, en étant incarcérés, on peut aider et faire en sorte que la population ait le maximum possible de masques, c’est bien. Avec ces masques propres, pas faits à la va-vite, (…) on participe à sauver des vies », déclarait ainsi une personne détenue de 36 ans à la Garde des Sceaux Nicole Belloubet visitant au mois d’avril le centre pénitentiaire de Val-de-Reuil (Eure).

Avec plus de 6 000 masques par jour, la production se poursuit et permet de répondre aux commandes enregistrées par les industriels, partenaires de l’opération, ainsi que d’équiper les agents du ministère de la justice.

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